« Retour au blog de azibourouba12

Conte

Conte
Et bien voici le nouvel épidoe du conte.

« - D'accord mais faites attention je suis somnambule.
- Somnambule ? C'est dangereux ? Fit B-P.
- Quand il n'y a ni couteau, ni d'autres objets tranchants, ni d'armes quelconques ça se passe bien. Il ne faut bien évidemment jamais réveiller un somnambule, sous aucun prétexte. Un réveil brutal pourrait être fatal. N'oublie pas ce point il pourrait avoir une importance capitale pendant la nuit qui risque d'être mouvementée si tu vois ce que je veux dire...
- Oh oh dis donc ! Coquin ! Se réjouit B-P.
- Bon vous pouvez me la montrer cette chambre.
- Euh oui oui. Mais on pourrait se tutoyer si ça ne te dérange pas.
- Si ça me dérange, fit le jeune homme d'un ton sec
- Ah désolé murmura B-P
- Mais non je déconne, je m'en fous. Tutoies moi si ça te fait plaisir.
- Ah j'ai cru que je vous avais... que je t'avais froissé.
- Non n'en parlons plus. Où est cette chambre ?
- Beh il faut monter tout en haut de la tour.
- La grande tour ? Le donjon ? Demanda inquiet l'homme.
- Oui, voilà celle-là même.
- Tu rigoles, elle est énorme !
- Mais nooon, il n'y a que 789 marches, je l'ai descend et les monte au moins 2 fois par jours.
- Ah non je suis trop fatigué, je reste ici.
- Mais c'est bon je « déconne » comme tu dis, c'est là, juste après à gauche.
- Pff, c'est nul comme blague. Ca fait monter ma fréquence cardiaque et comme je suis fragile je risque une crise.
- Oh désolé, je ne savais pas mais...
- BLAAAAAGUE ! Je n'ai pas de maladie cardio-vasculaire....
- Non mais rigole pas avec sa ma mère est très sensible du c½ur, elle a déjà failli mourir deux à cause de ça.
- Ouai genre....
- Non je ne rigole pas.
- Bon c'est bon c'est marrant au début mais après c'est bon, faut l'avouer quand la blague ne passe pas.
- CE N'EST PAS UNE BLAGUE !
- Ah merde. Bon « dsl » comme font les jeunes, « j'ai gaffé » comme disent les ...moins jeunes.
- Bon allez au lit, dit B-P un peu brusquement.
- Déjà ?
- Beh je ne sais pas qu'est-ce que tu veux faire ? Questionna B-P qui avait retrouvé sa bonne humeur malgré la fatigue.
- Beh on pourrait discuter, je ne sais pas, apprendre à se connaître.
- OK on discutera bien au chaud dans le lit.
- T'inquiète ça va être chaud murmura le garçon
- Pardon ?
- Euh je disais qu'il faisait un peu chaud ici.
- Ah ! Tu trouves ! Et bien t'es pas frileux il fait 12 graduations (Celsius n'a pas encore inventé les degrés)
- Eh oui c'est vrai que maintenant que tu me le dis, il fait froid. Vite au lit.
- Tu ne veux pas te laver et tout et tout ?
- Non je le ferai demain répondit l'homme en se glissant dans le lit qui pensait en son fort intérieur : « j'ai l'intention de faire du sport cette nuit. »
- Ok je me change dans la salle de bains je reviens dans 2 minutes.
- T'embêtes pas, fait comme moi, t'enlèves tout et c'est bon.
- T'as...t'as...t'as...tout... t'en...t'enlevé...là ?
- Beh oui pourquoi ?
- Euh tu sais ici...
- Mais je déconne, je suis en pydj'.
- Ahhhh soupira de soulagement B-P qui angoissait à l'idée de devoir expliquer à son nouvel « ami » les règles élémentaires de pudeur...et de sécurité. Et celle-ci partit se changer.
(2 minutes plus tard)
- Voilà je suis prête ! Fit B-P en revenant dans la chambre. Ne remarquant aucune réaction elle s'approcha du jeune homme et vit qu'il dormait profondément. Et bien elle est mouvementée sa nuit... fit-elle à haute voix sous le coup de l'émotion.
- Je n'en attendais pas moins de toi ! S'écria tout à coup l'homme en se relevant précipitamment.
- Non...Mais ce n'est pas ce que je voulais dire dit B-P dont les joues avaient pris une teinte bréviesque.
- J'ai déjà oublié dirons-nous. Dis-donc j'ai mal à la tête moi et au ventre aussi.
- J'appelle immédiatement le médecin fit B-P en se levant, soucieuse de se rattraper de sa récente gaucherie.
- Non non, ce sont seulement des maux passants, d'ici une demi-heure ça ira mieux (Spéciale Dédicace) mais si tu avais une aspirine cela me soulagerai pour le moment.
- Aucun problème je vais en chercher, ne bouge pas.
- Ca marche, merci beaucoup. »
B-P partit donc chercher de l'aspirine, n'en trouvant pas dans sa salle de bain elle alla en chercher dans la chambre de sa mère la Reine. Arrivée dans la chambre de celle-ci, elle se dirigea vers l 'armoire d'apothicaire de sa mère, l'ouvrit, se saisit d'un tube d'aspirine puis partit vers sa chambre. Mais quelle fut sa surprise lorsque arrivée dans sa chambre elle vit d'une part que le probable Prince n'était plus là et d'autre part que la chambre était sans dessus dessous mais vraisemblablement pas à cause d'un cambriolage mais d'un kidnapping. B-P essaya de se calmer pour pouvoir analyser paisiblement sa chambre ou plutôt le lieu vraisemblable du rapt. « Le lit est complètement défait, ma table de chevet est renversée, mes meubles ne sont pas ouverts, la fenêtre est fermée, tiens qu'est-ce que c'est... Dis donc on dirait une lettre... »

« Chère Bleue-Pluie,
Je détiens votre nouveau camarade.
A tout à l'heure, 12h34 devant le vieux chêne du milieu du Parc. Comme pour tous les kidnappings vous venez seule, vous n'avertissez personne, vous venez nue (par précaution vous pourriez avoir des armes cachées on ne sait où), et surtout vous êtes à l'heure j'ai un rendez-vous 15h à l'autre bout du pays donc... Vous m'avez compris.

PS : Pour le truc de venir nue c'est une blague mais par contre pas d'armes.

Merci

FHNS (Fripouille Horrible Néanmoins Sympa). »


C'est la que débuta la panique de Bleue-Pluie. Malgré les quelques sourires qu'elle avait esquissés à la lecture de la lettre, celle-ci était tout de même hostile et assez embarrassante. En effet si ce jeune homme était le Prince, le père de B-P risquait des ennuis. Il était très clairement stipulé dans les lois inter-royaumes que si un membre de la famille royale était ravi, la responsabilité de séquestration voire de mort de ce même membre revenait au Roi de la contrée où le kidnapping avait eu lieu. En l'occurrence c'était donc le roi Arthur c½ur de sanglier qui était responsable de la capture du Prince (s'il était bien le Prince). Après avoir effectué ce raisonnement B-P se retrouva devant un choix plutôt difficile : soit elle suivait les instructions du ravisseur, ne rien dire à personne et aller au rendez-vous, soit elle prévenait son père et donc toute la garde royale mais risquait de faire tuer le Prince. « Le gros problème dans ce cas là c'est que je ne peux demander conseil à personne se dit la princesse ». Après avoir assez longuement (une dizaine de minutes, je ne rapporte pas ici les multiples réflexions de B-P pendant cette période) pesé les arguments de chaque alternative elle choisit d'aller au rendez-vous, seule, sans avoir prévenu personne.
Elle essaya en vain de dormir quelques heures (il était 6 heure) puis se prépara, sortit discrètement du château vers 11h22 et partit en direction du Parc. Je vous vois venir avec vos « Genre, elle met plus d'une heure pour aller jusqu'au milieu du parc ! » Et bien oui car le château de B-P était un des plus beaux et des plus grands de l'époque et le parc faisait plus de 3300 hectares (33 km²). Donc le milieu du Parc se trouvant environ à 15 km (le parc n'est pas exactement un carré) B-P fait bien de partir plus d'une heure avant et je dirai même qu'elle n'a pas intérêt à traîner en route. Poursuivons, elle se dirige donc vers le parc, mais arrivée à l'orée du bois qui est en fait une très grande forêt assez sauvage B-P commença à douter. « Et si c'était un piège, deux héritiers de royaume d'un coup je n'imagine même pas la rançon, je devrai peut-être prévenir quand même quelqu'un. Mais qui prévenir ? ..... Mais bien sur, Brice, Martine et Li. Ce sont 3 copains d'enfance qui ne m'ont jamais trahi. » Elle siffla assez fort et un pigeon voyageur avec du papier et un stylo apparut. Elle écrit rapidement un mot ;

« Mes chers amis,
J'ai besoin de vous et de votre confiance, il m'arrive une histoire assez fâcheuse et figurez-vous que je m'engage dans une aventure assez risquée. Sachez juste une chose je pars vers le vieux chêne du milieu du Parc du château. Si dans une semaine vous n'avez aucune nouvelles de moi, aller voir mon père le roi et dites-lui où je suis allé et qu'il cherche qui peut être un certain FHNS.

Merci mes amis

La Princesse Bleue-Pluie héritière du Royaume de Gombardie
et Votre Amie Fidèle »

Après avoir donér à son pigeon l'adresse de livraison elle repartit vers la forêt..."

Un grand merci à i-love-lilalilaloum et un un peu plus petit à boubaka.

# Posté le lundi 21 avril 2008 09:12

Modifié le lundi 21 avril 2008 09:35

« Article précédent : Les-Azibouroubavardages

Article suivant : Conte »